Second life : la première seconde partie de ma vie ...
ci suit le début de mon auto biographie :
Bonjour.
Je m'appelle William Isodor, surnommé Widget. Je suis civilement mort le 14 septembre 2001 d'un arrêt cardiaque. Mais à cette époque et grâce à ma fortune, j'ai pu m'acheter ce que certains appelait un « cercueil de glace » et qui, je l'ai toujours espéré, pourrait me redonner une vie après la mort. Que je me fasse bien comprendre : je n'espérais pas atteindre le paradis, ou même l'enfer, ou encore subir une réincarnation comme le décrivent les religions orientales.
Non, je me suis tout simplement fait congeler à ma mort, dans de l'azote liquide à -170 degrés Celsius. Ainsi, je ne me détériorais pas au fil du temps, et, hormis mon c½ur, mon corps était encore en parfait état de marche.
Le but de l'opération était de me conserver ainsi, jusqu'à ce que la science soit en mesure de me réanimer, en me greffant un nouveau c½ur, et de me réveiller quand ils en auraient l'envie et les moyens techniques de le faire.
A l'heure actuelle, je suis donc mort. Quoiqu'en fait je sois bien dans l'obligation de faire un récit imaginaire, puisque contrairement à ce que l'on peut croire, pendant la mort, il ne se passe rien. On a d'ailleurs même pas conscience de ce rien. Mais je n'ai jamais été doué en philosophie pour vous expliquer ce concept, retenez seulement que la mort, c'est le néant.
Je m'imagine donc mort, revivant la scène.
Un picotement au bout des doigts, une drôle de sensation dans tout le corps. Eh ! Mais qui m'envoie des chocs électriques ? La torture est interdite par la convention de Genève ! Non ! Je vous interdit ! Pas de piqures ! Je ... ah ... ma tête est lourde ... je m'endors ...
Poum Poum ... Poum Poum ... Poum Poum ... d'où vient ce bruit ? ... Poum Poum ... pourquoi quelqu'un frappe-t-il avant de vouloir me parler, ou même me regarder ? C'est absurde ! .. Poum Poum ... Ca vient du bas de ma poitrine. Je réfléchis. Je me revois mourir .. mon c½ur s'était arrêté de battre, c'est marrant comme sensation : vous sentez que quelque chose manque, quelque chose qui a toujours été là, et dont on prend conscience qu'au moment où il s'en va .. Poum Poum ..
C'est donc ça, avoir un c½ur qui bat ... Poum Poum ... je m'arrête de penser, ne fixant mon attention que sur ce bruit, source de la vie : Poum Poum ... je revis.
Moi, William Isodor, homme de 45 ans, mort d'un arrêt cardiaque, je revis ! Je suis sûrement un pionnier dans la matière : le seul revivant de l'humanité !
Il faut dire qu'à l'époque, j'avais mis les moyens : location d'un cercueil de glace pour les 5 prochains siècles ! Mon testament a donc été appliqué à la lettre. Brave notaire. Et dire que personne n'avait cru en mon pari insensé à l'époque.
Je me rappelle encore de mon médecin : « vous souffrez du c½ur, et rien ne pourra vous sauvez, votre espérance de vie est de 44 ans. Il aurait fallu pratiquer plus de sports, mangez moins gras... » , et tutti quanti, avec toutes ses belles paroles, qu'est ce qu'il me faisait c.... ce médecin !
« Parier sur l'avenir, alors que le présent est tellement plus facile à changer, vous êtes bien le client le plus bizarre qu'il m'ait été confié. Mais bon, vous avez les moyens, et personne ne semble en mesure de vous faire changer d'avis ... »
Tu parles ! Me faire changer d'avis ! Pourquoi courir 40 kms et se priver d'une bonne bouffe après, si il suffit de payer un cercueil d'azote pour régler ses problèmes de c½ur ?
Ahhh, les médecins de notre époque n'ont (ou devrais-je dire : n'avaient ?) rien compris ! Il fallait parier sur la science !
Picotement, douleurs. Ils recommencent leurs tortures. Ah ! Si seulement je pouvais ouvrir les yeux ou même leur parler pour leur dire d'arrêter ! « c'est bon, je suis en vie, arrêter tout cela !!! ». Rien à faire, le son ne veut pas sortir.
« A.. io .. ou ...jut ... od ... »
Qu'est ce que c'est que ces paroles inaudibles et incompréhensibles. Ne peuvent ils pas parler distinctement ? ... mais au fait ...
« .. é ... ière ousse »
J'entends ! Mes oreilles fonctionnent à nouveau ! Que c'est bon !
Douleurs. Ils continuent à m'envoyer du courant. Je comprends maintenant : ils réveillent mon corps et stimulent mes sens par la douleur. Le douleur n'est-elle pas la meilleure preuve de vie ? N'est ce pas quand on a mal qu'on se sent le plus vivant ? Étrange pensée. La mort est peut être une des épreuves de la vie qui vous transforme le plus.
« Allez, encore une petite secousse » , entendis je à ce moment.
Ca y est ! Mon corps se réveille ...
à suivre ....
ci suit le début de mon auto biographie :
Bonjour.
Je m'appelle William Isodor, surnommé Widget. Je suis civilement mort le 14 septembre 2001 d'un arrêt cardiaque. Mais à cette époque et grâce à ma fortune, j'ai pu m'acheter ce que certains appelait un « cercueil de glace » et qui, je l'ai toujours espéré, pourrait me redonner une vie après la mort. Que je me fasse bien comprendre : je n'espérais pas atteindre le paradis, ou même l'enfer, ou encore subir une réincarnation comme le décrivent les religions orientales.
Non, je me suis tout simplement fait congeler à ma mort, dans de l'azote liquide à -170 degrés Celsius. Ainsi, je ne me détériorais pas au fil du temps, et, hormis mon c½ur, mon corps était encore en parfait état de marche.
Le but de l'opération était de me conserver ainsi, jusqu'à ce que la science soit en mesure de me réanimer, en me greffant un nouveau c½ur, et de me réveiller quand ils en auraient l'envie et les moyens techniques de le faire.
A l'heure actuelle, je suis donc mort. Quoiqu'en fait je sois bien dans l'obligation de faire un récit imaginaire, puisque contrairement à ce que l'on peut croire, pendant la mort, il ne se passe rien. On a d'ailleurs même pas conscience de ce rien. Mais je n'ai jamais été doué en philosophie pour vous expliquer ce concept, retenez seulement que la mort, c'est le néant.
Je m'imagine donc mort, revivant la scène.
Un picotement au bout des doigts, une drôle de sensation dans tout le corps. Eh ! Mais qui m'envoie des chocs électriques ? La torture est interdite par la convention de Genève ! Non ! Je vous interdit ! Pas de piqures ! Je ... ah ... ma tête est lourde ... je m'endors ...
Poum Poum ... Poum Poum ... Poum Poum ... d'où vient ce bruit ? ... Poum Poum ... pourquoi quelqu'un frappe-t-il avant de vouloir me parler, ou même me regarder ? C'est absurde ! .. Poum Poum ... Ca vient du bas de ma poitrine. Je réfléchis. Je me revois mourir .. mon c½ur s'était arrêté de battre, c'est marrant comme sensation : vous sentez que quelque chose manque, quelque chose qui a toujours été là, et dont on prend conscience qu'au moment où il s'en va .. Poum Poum ..
C'est donc ça, avoir un c½ur qui bat ... Poum Poum ... je m'arrête de penser, ne fixant mon attention que sur ce bruit, source de la vie : Poum Poum ... je revis.
Moi, William Isodor, homme de 45 ans, mort d'un arrêt cardiaque, je revis ! Je suis sûrement un pionnier dans la matière : le seul revivant de l'humanité !
Il faut dire qu'à l'époque, j'avais mis les moyens : location d'un cercueil de glace pour les 5 prochains siècles ! Mon testament a donc été appliqué à la lettre. Brave notaire. Et dire que personne n'avait cru en mon pari insensé à l'époque.
Je me rappelle encore de mon médecin : « vous souffrez du c½ur, et rien ne pourra vous sauvez, votre espérance de vie est de 44 ans. Il aurait fallu pratiquer plus de sports, mangez moins gras... » , et tutti quanti, avec toutes ses belles paroles, qu'est ce qu'il me faisait c.... ce médecin !
« Parier sur l'avenir, alors que le présent est tellement plus facile à changer, vous êtes bien le client le plus bizarre qu'il m'ait été confié. Mais bon, vous avez les moyens, et personne ne semble en mesure de vous faire changer d'avis ... »
Tu parles ! Me faire changer d'avis ! Pourquoi courir 40 kms et se priver d'une bonne bouffe après, si il suffit de payer un cercueil d'azote pour régler ses problèmes de c½ur ?
Ahhh, les médecins de notre époque n'ont (ou devrais-je dire : n'avaient ?) rien compris ! Il fallait parier sur la science !
Picotement, douleurs. Ils recommencent leurs tortures. Ah ! Si seulement je pouvais ouvrir les yeux ou même leur parler pour leur dire d'arrêter ! « c'est bon, je suis en vie, arrêter tout cela !!! ». Rien à faire, le son ne veut pas sortir.
« A.. io .. ou ...jut ... od ... »
Qu'est ce que c'est que ces paroles inaudibles et incompréhensibles. Ne peuvent ils pas parler distinctement ? ... mais au fait ...
« .. é ... ière ousse »
J'entends ! Mes oreilles fonctionnent à nouveau ! Que c'est bon !
Douleurs. Ils continuent à m'envoyer du courant. Je comprends maintenant : ils réveillent mon corps et stimulent mes sens par la douleur. Le douleur n'est-elle pas la meilleure preuve de vie ? N'est ce pas quand on a mal qu'on se sent le plus vivant ? Étrange pensée. La mort est peut être une des épreuves de la vie qui vous transforme le plus.
« Allez, encore une petite secousse » , entendis je à ce moment.
Ca y est ! Mon corps se réveille ...
à suivre ....

