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Evolution du néant

On a souvent pensé que l'histoire avait une finalité, que nous approcherons un jour de la Vérité, que l'humanité se résout à l'évolution et rien d'autre.

Mais la crise actuelle et surtout les découvertes physiques de ce siècle nous reposent la question : l'Histoire évolue-t-elle vers quelque chose ? et si oui, quoi ?

Commençons par le plus médiatisé : la crise économique.
Tout commence il y a bien longtemps, avec Marx, qui comprenant que les moyens de production ne pourront plus jamais se satisfaire de fortunes personnelles, mais bien de réunions de fortunes, jettent les bases de la société de Capital.
Nous ne parlons pas de capitalisme, qui est la société (humaine) qui se fixe sur cette société économique, mais bien d'économie pure.

Une usine, ou plus généralement toute entité morale voulant produire ou créer de la richesse, se voit financer dans cette société, par des capitaux privés. On appelle cela le capital de l'entreprise.
Celui ci est divisé en petites sommes, ce sont les fameuses actions.
Je ne veux pas métaler sur les systèmes de la bourse, qui ne sont que pures spéculations, et qui ne font donc pas avancer le débat mais qui sont bien le résultat de la crise.

Cette crise nait dans l'absence de confiance. Or la société de capital se base sur la confiance, sans celle ci, la société capitaliste meurt.

Comment cela se passe-t-il ?
Vous voulez créer une entreprise, vous demandez des fonds à des gens que vous ne connaissez pas, qui vous demandent en contre partie du résultat, et donc un pourcentage sur ce résultat.
Ils vous font confiance : vous allez gagner de l'argent, et pouvoir de là, leur en redonner. Vous leur faites confiance : ils ne vont pas du jour au lendemain vous redemander l'argent de départ.
Ajoutez à cela des employés qui veulent aussi des sous, et qui dans ces temps difficiles ont toujours peurs pour leur emplois.

Si un employé a peur, il travaillera mal ou gardera des choses pour lui, pour posséder une monnaie d'échange. Il devient un poids pour l'entreprise. Elle ne peut plus avoir confiance en lui, et lui, plus en elle.

Si le patron a peur de ses employés, et qu'en plus les actionnaires (financeurs) lui demandent des résultats, il est pris entre deux feux, cachera la vérité aux employés et aux actionnaires.
Plus personne ne lui fera confiance.

Si les actionnaires n'ont pas confiance dans le manager, ou chef, ils revendront leurs actions, et celle ci baissant, les nouveaux acquéreurs ne voudront plus réinvestir dans une entreprise en baisse.
L'entreprise ne s'agrandit plus, stagne, et tout ce qui stagne dans nos sociétés, est voué à mourir.

L'entreprise meurt par faute de confiance.


La question qui revient est donc celle de la confiance. Et c'est sur ce point que je veux revenir : pouvons nous faire confiance ?

Peut on mettre notre destin dans les mains de gens qu'on ne connait pas ?
La production dépersonnalisée est elle une solution ?
(l'employé qui produit ne verra jamais le produit fini, ne verra pas l'argent de la vente, il est dépossédé du produit qu'il a lui même crée ... aliénation disait Marx.)

Doit on réellement vouloir la mondialisation alors que nous avons peur de notre voisin ? Doit on croire que les financements étrangers sont mieux que la réunion spontanée des talents ?
Oui, je reparle de manière anarchiste.
Mais le capitalisme se meurt en ce moment, le communisme n'a pas résisté ... que restera-t-il demain ?






D'un point de vue biologique :
Je ne suis pas un expert, mais l'armée des 7 singes se basent sur une certaine réalité physique : si un virus virulent apparait aujourd'hui, plus personnes n'est à l'abri.
A cause de la mondialisation, un virus apparaissant à un point du globe, ne mettra que 24 heures à atteindre un autre point quelque soit la distance, pouvant détruire le monde d'un seul coup, anéantissant l'humanité en un coup.

L'auto-sauvegarde de l'espèce humaine voudrait que les peuples n'aient pas de contacts entre eux, ce qui serait logique. Si un peuple est décimé pour des raisons x (guerres, virus, intempéries ...) le peuple de l'île d'à coté, ou plutôt le continent, pourrait continuer à vivre comme si de rien n'était.

Vous me dites déjà que l'anti mondialisation est un frein à la connaissance.
Je vais répondre simplement : le frein à la connaissance, c'est la mondialisation du savoir.
A tous penser pareil, nous ne créons plus, nous copions, ou même si nous créons, c'est à partir d'un même savoir, d'une même base. La création pure n'existe plus vraiment.
L'art des incas et des égyptiens n'ont rien à voir pour la simple raison qu'ils ne partageaient rien de commun.

L'anti-mondialisation comme solution de la sauvegarde humaine ?

A chacun ses arguments ...



Et alors : quelle évolution pour notre société et pour l'Histoire ?

peut être aucune ...
# Posté le mardi 07 octobre 2008 15:02

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