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Peut on chercher la plénitude dans la mort ?

Peut on chercher la plénitude dans la mort ?
Les désillusions en amour, les questions actuelles que doit se poser mon meilleur ami, les questions qu'il m'a fait poser, les livres, les poèmes, les films, les BDs, les chansons, en un mot : tout, tout nous envoie à se poser la question : qu'est ce que l'amour ?

Et surtout : qu'est ce que l'amour idéal ?

Après avoir été des plus optimistes, à parler de l'amour comme plus bel objectif qu'un homme puisse avoir. Après avoir été réaliste, à se dire que l'amour c'est moitié concession, moitié habitude et le reste en bonheur.
Après s'être dit que l'amour d'une soirée était le seul viable,

La question se pose : peut on aimer une personne morte ?

On pourrait parler d'idolâtrie : il n'en est rien.
Là où l'idolâtrie imagine l'autre, aimer une personne morte, que l'on a connu et aimer (tout de même pas aimer comme ça, seulement parce qu'elle est morte), permet d'aimer un être fixe, sans changement, qui a une finalité abouti : celle des derniers moments de sa vie.
On a alors ce fameux phare qui ne changera plus jamais de place : un but.

En effet, si de par sa finalité, la personne avait un but, mêlé à notre propre finalité, à nos propres buts, nous aurons enfin trouver un phare qui ne jamais s'éteindra.
Car il n'est pire chose dans la vie que de se battre pour une chose qui ne cesse de varier.
Battez vous aujourd'hui pour la liberté à travers un mouvement quelconque, vous pouvez être sûr que demain ce combat aura dévier d'une direction, certes infime, mais le phare ne sera plus là où vous aviez posé.

Le mort, par définition, ne change pas. Et c'est ce qu'il a de plus beau à mes yeux : une statique qui en fait un repère intemporel et sûr. Vous pouvez être sur que si vous le suivez, demain il n'aura pas changer de point de vue.

Il permet aussi de s'auto-juger, de s'évaluer, de comprendre, et c'est là le plus intéressant de la théorie, que c'est nous aussi qui changeons, même si on ne s'en rend pas compte !
Le jour où nos points de vue ne serons plus les mêmes que le mort, alors on pourra dire que nous ne sommes plus le même, que nous le vivant, nous avons évoluer.

Et c'est la leçon d'humanité forte : seul les vivants peuvent faire bouger la terre !
(quoi ? c'est en contradiction avec le début ?? pas tant que ça ...)

Mais alors ... pourquoi aimer le mort si c'est le vivant qui évolue ?
Parce que, contrairement à l'autre vivant qui vous regarde et qui adapte chaque jour son jugement, le mort ne vous jugera jamais, il ne vous dira jamais qu'il ne vous aimes plus ... il sera toujours gentil avec vous ...

IEt à la fois, il sera absent me direz vous ...

Plus de contacts, plus rien ...

Pas si vrai : bien que les romantiques ne voudront pas d'autres amours, les autres pourront toujours chercher chez les vivants, des personnes qui ont en parties des ressemblances avec l'être que vous avez aimé, et que vous aimez toujours.

Oui, cela s'appelle un idéal.
Cela marche aussi avec un ami/amour que vous ne voyez plus, ou que vous avez perdu.

Mais un ami perdu, n'est il pas un être mort à vos yeux ?


fond musical : demain dès l'aube (Victor hugo)


inspiration personnelle :

Le soleil peut briller, sa chaleur se répandre
Sur ce monde endormi qui est devenu mien
Et qui plus à jamais ne pourra être tien,
Plus rien ne changera, je ne peux me méprendre
Tu es parti un jour pour jamais revenir
Me tuant une fois, avant ma propre mort
Mais mon amour pour toi est autrement plus fort
Et ne pourrai mourir, ou bien même faiblir
Si loin que tu seras dans ce monde oublié
Je penserai à toi, je rêverai de toi
Et l'espoir de te voir au matin près de moi
Restera le souffle qui fera avancer
Ma vie et mon futur, en attendant ma fin.
Et* quand ce jour viendra, point de craintes point de peurs
Car je sais que la bas tu sauras m'accueillir
Et me faire oublier ces heures à me languir
Où, très loin de tes yeux, je reste près du c½ur.
# Posté le lundi 22 septembre 2008 17:04

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