Début d'alphabet

Arrivant première, souvent utilisée
Comme onomatopée, elle est et restera
En tête des vingt six, de cette grande armée
A la base des langues, je veux parler du a.

Le b pour la beauté, lettre majestueuse
Qui à Baudelaire me fait toujours penser
Piédestal pour la rendre à jamais vertueuse
Mais c'est aussi bière, bouquin et bachelier (oué, j'avoue c'est en attente)

Con connard ou couillon, insulte et tout mépris,
C'est la lettre c que vous utilisez,
Pour cracher ou crier, ce que vous combattez
Mais aussi pour décrire certaines de vos parties.

Doublement répété ce sera mon surnom
Que vous énoncerez avec la lettre d
Issu du grec delta, tu as donné le nom
A ces fins de fleuves qui en mer se jetaient.

E pour l'hésitation dans laquelle je tombe
Devant tant de labeur, tant de vers à trouver
Si je veux achever ce travail commencé.
Que quelqu'un finisse si jamais je succombe.

Fugaces fêtes et frivoles farandoles
Furtive facétie, folle félicité ...
Le f éphémère pour de longues nuits folles
Parce que la vie est farce et la mort vérité.

GG pour le bon jeu de celui qui gagna
Ô glorieux combattant celui qui terrassa
Tous ceux qui en travers de son noble chemin
Osèrent se montrer, pour ne plus voir demain
# Posté le lundi 18 mai 2009 15:58
Modifié le samedi 30 mai 2009 15:42

Jolie petite histoire

Il était une fois ... une grenouille !

Notre jolie petite grenouille, au début de l'histoire, patauge gaiement dans une marmite posée sur un feu. L'eau est froide et notre batracien est heureux, et même ravi d'être là.
La température commence à chauffer et notre animal n'en est que plus heureux ! elle continue donc à patauger dans la joie et la bonne humeur.
Mais la température monte toujours et l'eau est maintenant chaude et nager dedans commence à fatiguer notre cobaye qui commence à s'épuiser. Mais pourquoi partirait-elle alors qu'elle est encore bien là où elle est ?
Quelques degrés de plus et l'eau devient désagréable pour notre rainette ... elle fatigue et s'affaiblit dans cette eau bien trop chaude pour elle. Si fatiguée et épuisée qu'elle ne pense même pas à sortir. Erreur fatale qui lui coutera la vie.
En effet la température monte encore et la grenouille commence à faiblir mortellement. Elle n'a plus la force de quitter cette eau qui la cuit à petit feu ... elle meurt ...

Mais prenons sa cousine et jetons là directement dans le bain où sa cons½ur se meurt et regardons ce qu'elle fait : non idiote, comprenant que l'eau est trop chaude et qu'elle va y laisser sa peau, elle donne immédiatement un coup de pattes pour se sortir de là.

Que conclut-on ?
Si un changement s'effectue d'une manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite aucune ou peu de réaction, aucune révolte.
Par contre, proposer la finalité dès le début et vous verrez le mécontentement de tout un chacun.

Jolie petite histoire, non ?
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# Posté le vendredi 29 mai 2009 16:16

Poésie quand tu nous tiens ...

Les cours m'inspirent en ce moment. Non pas pour faire de la physique mais pour les poèmes. Dans un cours de mécanique des sols, voilà ce que j'ai pu écrire ... je devais rêver de partir ...


Galopant contre vent, grisé de liberté
Plus de boulet aux pieds entravant tous mes faits
Envolé, échappé vous ne me verrez plus
Adieu détracteur, bourreau, codétenus

Galopant dans la nuit, chevalier anonyme
Prisonnier évadé augmentant la distance
Entre prison et lui, enfer et espérance
Adieu monde cruel, au revoir les abîmes

Galopant allongé, sous la lune bleutée
Posé sur un chariot dans un caisson de bois
Le prisonnier est mort sous des balles plombées
Sommaire exécution pour un homme sans lois.
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# Posté le mercredi 20 mai 2009 09:05
Modifié le samedi 06 juin 2009 13:07

Un brin de poésie

Triste, jeune garçon sur la tombe du père // ou : Triste garçon pleurant ..
Tourments éternels qui s'emparent de lui.
Vie sans buts, nuit sans fin, couleurs évanouies
Voile de solitude et années de misère

La vie a-t-elle un sens quand l'amour est parti ?
Son père qui fut guide enterré à jamais.
La vie est errance sans chemins définis
Plus de voies à suivre, plus d'images à aimer.

Seul, il le restera, jusqu'à sa propre fin
Jour où il laissera lui aussi un bambin
Pleurer en silence sur la pierre dressée
Qui à son tour pourra, ce poème réciter.
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# Posté le mardi 19 mai 2009 06:37
Modifié le vendredi 22 mai 2009 15:56

Intérrogation sur la crise

Ayant été invité aujourd'hui à l'assemblée générale de la Fédération Régionale des Travaux Publics, on se devait de connaitre notre sujet avant d'y aller.

Je propose donc aujourd'hui un regard sur la crise et la réponse proposée par la FRTP pour relancer l'économie : reconstruire l'économie sur la base de 10 000 projets.

Je le dis tout de suite, beaucoup de critiques apparaissent sitôt qu'on se plonge un tant soit peu dans le dossier.

- La comparaison avec 29 :
On aime à penser que Barack Obama est le nouveau Roosevelt de notre siècle et que son plan de relance est tout comme celui de Roosevelt.
Et sur ce point, on a tort.
Pour relancer l'économie dans les années 30, après la crise de 29 sur laquelle nous reviendrons si nécessaire, Roosevelt a appliqué un programme développé par un grand économiste : Keynes.
Le programme est simple : refondre l'économie sur un nouveau principe et augmenter la dette publique pour investir dans le secteur public.

Mettons les choses bien au clair : le système d'avant 29 fonctionnait sur la conversion possible du dollar en or et vice versa. C'est ce qu'on pourrait appeler un système de balance ou chaque dollar vaut son poids en or. Keynes propose d'abolir ce système archaïque pour relancer l'économie et donc créer de l'argent tout en basant l'économie sur les maths. (Les maths ayant pris un recul certain et une application pratique puissante.)
L'investissement public est donc possible grâce à cette refonte de l'économie.

De plus, l'investissement dans le secteur public, qu'on nomme parfois travaux publics, n'est pas ce que l'on croit être. Cet argent a tout simplement permis la construction et la fabrication massive d'armes. Le plan de relance s'est basé sur un plan militaire ! Ayant vu voir venir un conflit, les américains ont lancé la machine à production, étant sur de la rentabiliser de manière certaine !
Quoi de plus rentable et de potentiel plus value qu'une arme ? Ayant déjà remporté 14 – 18 et étant sorti indemne et enrichi de cette guerre, els Etats Unis se sont lancés dans l'armement massif en vue de devenir la première puissance militaire.
Tout comme les allemands et les russes, les américains ont choisis l'armement pour relancer l'économie et non les Travaux Publics comme on le croit souvent.
Et pour se faire ils se sont basés sur une refonte de l'économie, permettant l'augmentation de la dette publique et la sécurité de l'investissement.

Remarque inutile : l'armement est le seul secteur avec les préservatifs qui ne connait pas la crise. Plus stable que l'or. Comique non ?

La comparaison avec 29 s'écroule donc.


- Plan de relance d'aujourd'hui.

Bon allez, on va dire que l'argumentation précédente est anodine et hors propos.
Posons-nous donc quelques questions simples :
1/ Ou va-t-on trouver l'argent à investir ?
Comprenons nous bien : la crise actuelle est basée sur plusieurs problèmes dont un majeur : le manque de confiance.
Personne ne fait plus confiance à personne. Et à raison d'ailleurs. Le capitalisme sauvage et l'envie de soutirer le plus de profits a fragilisé un système qui ne marchait pas trop mal. Mais voilà, les dettes publiques gonflent, les ménages s'appauvrissent, les entreprises coupent les budgets.
Alors : qui va payer ? Et comment rembourser ?
Parce que, pour avoir parcouru les chantiers proposés par la FNTP, la plupart correspondent à des chantiers locaux sans grandes importances pour l'économie locale ou nationale. Alors oui, les départements vont payés un collège. Oui, les communes vont investir pour un tout à l'égout. Oui l'agglomération va payer pour l'installation de l'éclairage. Mais pourquoi ? Et avec quoi ?

Relancer l'économie en se basant sur les mêmes principes qu'aujourd'hui (le chacun pour sa poire), n'est ce pas risquer de retomber dans une crise encore plus grande ?
Et une fois les projets finis, que faire ? Et qui paiera ?

2/ Imaginons que seuls les grands projets soient retenus :
Comme nous le verrons surement avec le grand Paris, le but est de construire des infrastructures (autoroutes, voies ferrées ...) permettant de relancer l'économie industrielle de la France en facilitant les transports et la rapidité de ceux-ci.
L'idée étant de rester dans la course à la mondialisation.
Sans critiquer ce principe par la même remarque que précédemment, je voudrais que l'on soit réaliste un tant soit peu : que pouvons nous faire face aux états unis et à la Chine ? Nous pauvres français, à part le vin et le fromage, on est leader en pas grand-chose. (Si ! Le BTP et c'est pour ça qu'on est là !)
Alors pourquoi ne pas avoir pensé à créer une dynamique Europe sur cette question de relance ? Il est temps de se demander si nous voulons construire notre futur avec l'Europe ou sans l'Europe. Resterons-nous toujours des pays frontalier, ou créerons-nous un jour une dynamique digne de ce nom ?
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# Posté le mercredi 13 mai 2009 17:04