suite (2) ... (voir page 3 ou 4)

Chapitre 11 : Le réveil.
Autant j'avais raté ma première naissance comme 99% de la population mondiale : anonymat complet et routine pour les médecins ; autant je pense avoir réussi ma deuxième naissance ! Je suis entouré de trois personnes qui semblent des médecins, et sûrement pas n'importe lesquels, une dizaine de journalistes derrière un mur vitré qui font marcher les flashs à tout va et même des caméras ! Et je ne compte pas le nombre d'infirmières qui s'affairent autour de moi !
Bref ! Avant même de revivre, je connais le succès.

- Monsieur, comprenez vous quand je parle ?
Bien sûr que je te comprends !
- Si oui, essayez de cligner des yeux.
Trop heureux de réaliser ce qui m'arrive, j'essaye plutôt de crier mon bonheur, malheureusement, ma bouche refuse de s'ouvrir et l'air contenu dans mes poumons semble avoir du mal à en sortir. Je réalise alors que je suis sous respirateur artificielle.
- Si vous m'entendez, essayez de bouger une partie de votre corps.
Bon. Restons calme. Essayons de faire ce qu'il dit. Mon cerveau fonctionne. Mon c½ur fonctionne. Il serait malheureux que le reste ne fonctionnât pas. Puisque je vois, c'est que mes yeux fonctionnent. Alors commençons par rassurer les autres avant moi-même : clignons des yeux plusieurs fois !
- Il cligne des yeux ! Il semble nous comprendre ! Ou du moins manifester signe de vie !
Démarre alors une série de flashs qui m'aveuglent. Et plus je m'imagine froncer les sourcils, plus les flashs sont forts et de fréquence élevée. Ils voient en mes réactions un signe de vie.
Durant ce temps, j'en profite pour essayer de sentir mon corps. Et là le doute m'étreint. J'ai conservé ma mémoire et je repense à ma vie d'avant : ai-je une seule fois essayé de savoir si un des mes membres était là ? C'est tout pareil que le c½ur : essaye-t-on de savoir si un bras est bien là ? Naturellement non ! On sait qu'il est là, par habitude, par normalité. Ca fera un sujet de défi pour mes longues veillées d'hiver : essayer de sentir son bras.
Malgré ce doute, j'essaye tout de même de sentir mon corps. J'essaye de le bouger, de le faire réagir à mes pensées. Je pense sentir ma main qui se lève du lit ... nouvelle vague de flashs au travers de mes paupières fermées. Ma main s'est levée du lit !
Je suis sûr que si je leur fait coucou, ils vont crier de joie. Je me prends au jeu et je le fais. La réaction ne se fait pas attendre, et c'est sans surprises que j'entends :
« Regardez ! Il nous fait signe avec sa main !!! » Hystérie. Cris de joie.
Ah ces hommes ! 10 000 ans qu'ils sont sur Terre, et ils s'étonnent encore d'un rien !
Quoique ...en tant que ressuscité d'entre les morts, hormis Jésus, je fais figure d'unicité !
- Bon messieurs, maintenant, il faudrait partir et laisser du repos à cet homme qui revient de loin, je vous en prie.
Eh mais non ! Je veux rester une star moi ! Qui est l'hurluberlu qui vient de scander cela ? Je suis contre, farouchement contre !
Mais mes protestations mentales restent cloitrées dans ma tête et c'est avec un brin d'amertume que je vois la salle vitrée se vider. Même les infirmières s'en vont ...
- Bon, on va lui donner un somnifère pour qu'il récupère toutes ses forces. A dans dix heures Monsieur Isodor.
Résigné, je me laisse piquer et tombe doucement dans un sommeil sans rêves.


Chapitre 100 :
Corps et esprit ne font-ils qu'un ?
N'avez-vous jamais été réveillé en sursaut d'un rêve dans lequel vous tombiez ? De ce rêve que l'on fait généralement dans cet état de torpeur entre l'éveil et le sommeil. Vous commencez à vous endormir et là bêtement, dans votre demi-sommeil, vous rêvez que vous tombez. Ne pouvant rien faire, vous tombez réellement dans votre rêve et vous vous réveillez en sursaut.
Le plus étonnant c'est l'état de choc dans lequel on se trouve alors : c'est comme si on était réellement tombé. Tout notre corps a ressenti une sorte de surpression inhabituelle, que le cerveau ne sachant analyser détermine comme un sursaut. Mais parfois, vous vous demandez si ce n'est pas plus qu'un sursaut et si quelque part vous n'êtes pas réellement tombé ... ou plutôt vous vous demandez si votre âme n'est pas tout simplement revenue brutalement dans votre corps alors qu'elle se baladait ailleurs et qu'elle a du revenir pour une raison ou pour une autre.
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# Posté le dimanche 21 juin 2009 05:19

Entre mythes et réalités : qui êtes vous vraiment ? (I / II)

Entre mythes et réalités : qui êtes vous vraiment ?  (I / II)
Votre histoire commence par un meurtre.
Dieu n'a pas reconnu votre offrande, préférant celle de votre frère, le berger pasteur, libéré de la terre et tourné vers Dieu son père.
Pourquoi le cadeau d'Abel a-t-il plus plu que celui de Caïn son frère agriculteur ?

La réponse est simple et se trouve dans le paragraphe précédent de la Genèse : Adam, chassait du paradis pour avoir gouté au fruit interdit, reçoit ce message de son père : "Maudit soit le sol à cause de toi ! A force de peines tu en tireras subsistance tous les jours de ta vie. Il produira pour toi épines et chardons et tu mangeras l'herbe des champs. A la sueur de ton visage, tu mangeras ton pain, jusqu'à ce que tu retournes au sol, puisque tu en fus tiré. Car tu es glaise et tu retourneras glaise."
Ainsi Dieu avait puni Adam, père de Caïn et Abel, en le réduisant à travailler le sol pour se nourrir. Mais plus loin que le simple fait de devoir travailler le sol, c'est toute une symbolique qui se mets en place : tu travailleras le sol dont tu es issu toi même. Tu violeras la terre qui est ta mère, tu l'exploiteras dans toute ta barbarie, conscient du mal que tu lui fais.

Alors oui, le cadeau d'Abel a forcément plus plu à Dieu que celui de son frère, pour la simple raison que Dieu avait fait de l'agriculteur une sorte de paria. Alors oui, il a préféré glorifié le travail de son frère, qui ne viole point la terre de par son travail mais se nourrit tout de même, trouvant là une solution intermédiaire.
Alors oui, Caïn fut jaloux et tua son frère.

Premier meurtre de la bible : un agriculteur tue son frère berger-pasteur.

Et après ?
Après, Dieu chassa Caïn, l'obligeant à fuir son royaume et à aller se réfugier loin de son regard. Alors Caïn parti vers le nord, et construisit une ville, il devint sédentaire, cultivant la terre et apprenant à ses fils à en faire de même.
Nouvel opposition entre Caïn et son frère Abel. Alors que l'un ne s'attachait à rien ici bas hormis Dieu, voulant créer ainsi une cité de Dieu par l'esprit et la foi ; Caïn de son coté se détache un peu plus de Dieu en créant une ville, symbole du matérialisme.
Cette première cité, c'est un peu la première Babel : la première insulte à la face de Dieu.


Ce n'est peut être rien à vos yeux, rien qu'un petit bout de la bible, trois paragraphes sur un texte immense. Oui mais voilà, il est au début, à la Genèse, on doit donc le considérer un texte fondateur. Il est à la base de tout.
L'histoire de Caïn et de son frère Abel ainsi que le meurtre va avoir une répercussion dans toute la bible et va rester une image : celle d'Abel le Juste et de Caïn le Mauvais, le Traitre.

Cette image se transmet à travers l'Histoire et ce jusqu'à nous. Les a priori sont restés et sont encore ancrés dans les mémoires et dans nos coutumes : l'agriculteur est et restera l'image du matérialiste possessif, sachant au choix compter son argent ou s'asseoir dessus.
"La tradition exégétique fait alors d'Abel la figure de l'homme pieux et de Caïn l'archétype de l'homme avare et peu soucieux de plaire à la divinité."


Et puis la littérature est venue dessus, la peinture, la musique, la poésie, le romantisme ... et tous ont cherché à savoir à qui la faute ?
A Dieu de ne pas avoir su récompensé les deux ?
A Caïn d'avoir tué son frère ?
A Abel, l'innocent trop innocent ?

A Beckett de répondre : « bourreau et victime répondent indifféremment aux noms d'Abel et Caïn. »
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# Posté le dimanche 19 avril 2009 06:07

Ma nouvelle est finie !!

Finie !!
Ma nouvelle est finie !!!

Depuis le temps que je l'avance par petits bouts, j'ai conclus aujourd'hui tout d'un coup !!
Et le mieux, c'est que ça m'a plu presque du premier coup ! Du coup, j'ai décidé d'arrêter de la travailler. Finie, prête à l'envoi !!!

LA voilà donc en avant première :


Je cours. S'il me rattrape, je meurs.
La faible luminosité de ce sous sol souterrain abandonné et ma précipitation forcée me font percuter divers objets, du bidon d'huile à des blocs de pierre plus ou moins gros, vestiges d'une activité importante délaissée et livrée à elle-même. Mon pantalon déchiré, ma chemise en lambeaux, les genoux écorchés, les mains en sang, je continue de courir. Il faut absolument que j'arrive à sortir d'ici.

Je m'appelle William Isodore et je vais vous conter la découverte importante que j'ai faite récemment.
Je suis conducteur de travaux dans un grand groupe dont je tairais le nom. Spécialisé dans la reconstruction et la réhabilitation, je me suis vu recevoir un dossier de réhabilitation d'un bâtiment sur les vieux quais. Travail classique dans le secteur : le but est d'estimer le bâtiment et sa potentielle reconversion en bureaux, appartements locatifs, entrepôts ou sa destruction le cas échéant.

Je cours. S'il me rattrape, je meurs.
Un couloir à gauche, un autre à droite. Dans la précipitation j'en ai perdu le sens de l'orientation. L'un doit me mener à l'escalier, l'autre refaire le tour du parking. Je n'ai pas le temps de réfléchir : il arrive, j'entends ses pas. A droite.

14 novembre 14 heures : J'ai survolé le dossier du bâtiment. Ancienne usine de construction navale. Abandonnée dans les années 70. Spécificité notoire pour les lieux : présence d'un parking souterrain. Ce fait, quelque peu étrange, est expliqué par la présence de bureaux dans le bâtiment et le peu de place qu'il y avait alors sur les quais. Il semblerait que le bâtiment soit moitié usine, moitié bureau.
Je constaterai mieux l'étendue des travaux en allant sur place.

Je cours. S'il me rattrape, je meurs.
J'ai dû me tromper de couloir, celui-ci ne semble pas mener aux escaliers. Dans les soubresauts de lumière je constate que je suis dans une pièce qui devait être le bureau de surveillance : un vieil écran de contrôle, une table cassée et des chaises poussiéreuses trainant de-ci de-là. Une porte à droite. Un bruit derrière moi qui se rapproche. Pas le temps d'hésiter.

14 novembre, 15 heures : j'arrive enfin sur place. Sinistre serait le premier mot qui me vient à la bouche. Cette partie du port, abandonnée, laissée en état par des industriels peu scrupuleux, est digne d'un roman de Kafka. La lueur décroissante du jour, la brume marine et le faible vent du large, chantant et sifflant des airs tristes et mélancoliques dans les bâtiments avoisinants n'arrangent rien à mon impression.
C'est à peine si je vois le bâtiment en entier : les nappes de brouillard laissent découvrir un bâtiment comme tant d'autres : haut d'une trentaine de mètres, en brique rouge, deux grandes portes de plus de dix mètres de haut, servant sûrement à sortir les grosses pièces ; et là haut, à ce qui semble être l'étage des bureaux, des fenêtres brisées ou colmatées.


Je cours. S'il me rattrape, je meurs.
La lumière s'est éteinte complètement. Je n'y vois plus rien. La porte que j'avais repérée ne veut pas s'ouvrir. Je sors en hâte ma lampe de poche qui se trouve toujours dans ma poche droite. Il se rapproche. Sans lumière, il semble pourtant savoir se diriger sans entraves.
Le halot de ma lampe, pointée sur la porte, m'explique la résistance de celle-ci : un verrou. Le tourner ...et vite !

14 novembre, 15 H 30 : après un rapide tour extérieur du bâtiment, qui m'a fait découvrir l'ampleur des activités antérieures de ces quais, je rentre par une petite porte, juste à coté de la rampe d'accès au parking.
Me voilà à l'intérieur. Il fait noir, je ne vois rien. Je sors ma lampe de poche et aperçois un interrupteur. Peine perdue. Malgré ma demande de remettre l'électricité, je pense que je devrai trouver le compteur et le réenclencher moi même. D'après ce que je me souviens des plans, il est dans un coin de la grande pièce, sûrement l'atelier.

Je cours. S'il me rattrape, je meurs.
La porte est un peu grippée sur ses gonds. Je donne un coup d'épaule pour la débloquer, elle cède. Un nouveau couloir, sans fin. Les battements de mon c½ur seuls pourraient aider celui qui me recherche à me trouver. Il faut pourtant que je continue à courir. Je dois m'échapper. Je ne veux pas mourir.

14 novembre, 16 heures : je viens de trouver le compteur. Il m'a fallu faire trois fois le tour de cette grande salle pour le trouver, caché derrière une armoire. Les fenêtres du haut de l'atelier sont tellement crasseuses et la luminosité extérieure tellement faible, que j'ai déjà percuté diverses machines et accroché trois fois ma chemise avant d'arriver ici. Comment pouvait-on travailler dans de telles conditions ? Sûrement uniquement grâce à la lumière que je viens d'allumer. Je me retourne et regarde autour de moi. Quelle pièce démesurée !

Je cours. S'il me rattrape, je meurs.
Je tombe. Eclairé uniquement par ma petite lampe de poche, le couloir est truffé de pièges. J'avais déjà percuté des petits objets, mais là, c'en est un gros, et il vient de me faire tomber. Bruit derrière moi ... il court aussi. Je vois une lumière qui se rapproche. Il est à moins de vingt mètres. Je m'agrippe au mur pour me relever. Contact froid sous ma main. Du métal ? J'éteins ma lampe.

14 novembre, 16 heures : Le plafond, haut de plus de 20 mètres, m'écrase de sa hauteur. On se croirait dans une cathédrale. Une cathédrale de l'industrialisation. De cette époque où la taille signifiait la puissance. On aurait pu bâtir un navire à l'intérieur de ces murs. Les machines, ou du moins l'ossature de celles-ci, dépouillées de tout ce qui avait une valeur, ressemblent à des squelettes de dinosaures : leur existence réelle m'apparaît comme d'un autre temps.
De la ferraille rouillée et de la poussière. Reflet bien triste d'une époque à jamais révolue.

Je cours. S'il me rattrape, je meurs.
Je ne me suis pas trompé. Cette tige de métal correspond bien à un barreau d'échelle. Je me propulse vers le haut de toute ma force et le plus vite possible. Il faut absolument que je sois hors de portée quand il sera à mon hauteur. Pas le temps de regarder où il est. J'espère que dans sa précipitation et sans ma lumière, il ait du mal à me repérer. Bruit tout proche de moi ...il est là ...

14 novembre, 16 heures : J'hésite. Devrais-je commencer par la visite des bureaux situés, là face à moi, en surplomb de l'atelier, accessibles par une cage d'escalier, ou bien céder à mon envie de savoir comment ils ont pu fabriquer un espace souterrain dans une zone inondable il y a de cela plus de 100 ans, sans que jamais il n'y ait le moindre problème d'inondation ?
Je regarde ma montre : 16 heures. J'ai encore bien le temps. Autant satisfaire tout de suite ma curiosité et revenir sur le coté purement professionnel plus tard.

Je cours. S'il me rattrape, je meurs.
Il est tombé ! Le bruit mat sur le sol et le juron qu'il a lancé sont révélateurs. Cette bonne nouvelle me revigore tel un faible courant réveillant une personne endormie. J'escalade, plus que je ne monte, l'échelle qui m'amène vers ce que j'espère être une sortie.
Ma joie n'est que de courte durée : il m'a repéré, et déjà s'élance à l'assaut de l'échelle à ma suite.

14 novembre, 16 heures 05 : les escaliers, à coté de la porte d'entrée, m'amènent au sous sol. Après avoir emprunté un couloir étroit, j'arrive dans une vaste pièce, très basse de plafond, éclairée uniquement par les néons non détruits ou usés par le temps. Il traine de ci de là des bidons, des caisses, des détritus. Autant de matières premières ou d'outils servant à la construction navale. Comment ai-je pu penser que ce lieu eut été un parking en tout premier lieu, il y a de ça 100 ans ?
Cette pièce était tout simplement un lieu de stockage, réaménagée en partie en parking pour les voitures des patrons.

Je cours. S'il me rattrape, je meurs.
Me voilà à présent dans la grande salle. J'hésite une seconde à cueillir mon poursuivant à sa sortie de l'échelle. Mais s'il était armé ? Ne voulant prendre aucun risque je m'élance vers la sortie, puisant mon courage et ma force dans ma peur. Détonation derrière moi : il est armé !

14 novembre, 16 heures 07 : une lumière bleuté de forte intensité au fond du sous sol, filtrant sous une porte, attire mon attention. Alors que la lumière ambiante est plutôt de mauvaise qualité, comment se fait-il qu'une annexe de cet entrepôt soit encore aujourd'hui aussi bien éclairée ?

Je cours. S'il me rattrape, je meurs.
Je traverse l'usine en slalomant le plus vite possible entre les armatures délabrées et les vieilles machines. Il ne tire plus. Ses trois premiers coups ayant loupé leur cible, il doit être à ma poursuite. La porte d'entrée ! Sauvé !

14 novembre, 16 heures 08 : j'arrive à la porte du fond du sous sol. Des bruits étranges tels des ronronnements me parviennent à travers celle-ci. Que peut-il bien se passer derrière cette porte, quarante ans après l'abandon des lieux ?

Je cours. S'il me rattrape, je meurs.
Ma réjouissance fut de courte durée : un autre homme m'attendait dehors, proche de la porte. Je n'ai réussi à l'esquiver qu'en rentrant dans le bâtiment. Me voilà poursuivi par ce type à la mine patibulaire, avec en face de moi, l'autre type qui arrive en courant, une arme à la main. A droite ! L'escalier qui monte !

14 novembre, 16 heures 08 : je pousse la porte et éteint ma lampe de poche. Me voilà dans une pièce à l'ambiance étrange : la lumière teinté de bleu met en apparence des bocaux reliés entre eux par des fils ainsi que diverses machines : frigo, appareils de mesures (mesurant je ne sais quoi), ordinateurs... Tout un appareillage moderne qui semble là pour réguler ce qui se passe dans ces bocaux et frigos. Le contenu de ces bocaux m'intrigue, je m'approche.

Je cours. S'il me rattrape, je meurs.
Je monte l'escalier comme rarement j'en ai monté un : la mort aux trousses. Il a encore tiré, ou peut être que c'était l'autre.
Je ne devais pas découvrir ce que j'ai vu. Et je vais le payer de ma vie. Sauf si j'arrive à atteindre l'escalier de secours qui doit être au fond du couloir avant qu'ils ne me tuent.

14 novembre, 16 heures 09 : prise de conscience. Epouvante. Horreur.
Le contenu des bocaux n'est rien d'autres que des organes vivants et ... humains. Je suis tombé par hasard sur un trafic d'organes. Il n'y a aucun doute là-dessus. Je fouille alentour et découvre des carnets d'adresses de cliniques privés avec des noms. Sûrement les receveurs.
Mais les donneurs ? Qui sont-ils ? Je n'ose imaginer ce que certains sont prêts à faire pour gagner de l'argent. Pour vivre, est-il normal de se mutiler ?
J'ai dû faire trop de bruit, une porte s'ouvre, révélant un homme qui ne paraît pas commode. Je cours !



Il n'y avait pas d'autres escaliers. Ce n'était pas obligatoire à cette époque d'avoir un escalier de secours. C'est la première fois (et la dernière) qu'une erreur professionnelle va me coûter la vie.
Une fois face au mur, j'ai fait ce que tout le monde aurait fait : je me suis enfermé dans une pièce et je me suis barricadé. J'ai bien essayé de passer par la fenêtre, mais ils m'y attendaient, vous vous en doutez. Alors voilà, j'ai pris mon téléphone et j'ai appuyé sur la touche rappel automatique. Et c'est tombé sur vous. Ou plutôt votre répondeur. Maintenant, vous connaissez l'histoire. Vous savez ce qu'il se passe ici, sur ces quais. Ce qu'il se passe sous nos yeux.
Je ne veux pas mourir inutilement. Appelez la police, prévenez les gens, les médias. Combattez ces trafics monstrueux, inhumains.

Je compte sur vous.




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# Posté le mardi 14 avril 2009 16:34

A new Hope (1)

A new Hope (1)
Je critique très souvent l'humanité, ses dérives, ses excès.

Mais dans un brin de lucidité, d'espoir, d'optimisme, j'ai décidé de m'attaquer aussi à ce qu'elle a de beau. ce qu'elle a d'espérance, de rêves.

Le premier exemple est le combat pour la liberté qu'elle est capable de mener. Combat important, combat quotidien, combat fraternel.

(Image tiré du monde, sur les manifestations irannienes à la suite des résultats présidentiels, soupçonnés truqués. Et en même temps, quand on voit le monde dans la rue, on comprend pourquoi on peut penser qu'il y a eu fraude ...)
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# Posté le lundi 15 juin 2009 13:26

Bonjour à vous

Salutations à vous, nobles voyageurs de la toile !

Ainsi vos navigations hasardeuses, quelques peu aventureuses, vous ont menées ici, je dirai plutôt fait échouer ici.
Le capitaine que je suis vous souhaite tout de même la bienvenue sur ce blog.

A quoi sert-il celui-ci ? Vais je vous montrer mes photos de soirées ? Non, je ne fais pas de soirées .. (ou alors je n'ai pas de photos ..)
Vais je parler de mes amis ? De mes copains ? De mes copines ? Des "trips" que nous avons ?

Que nenni !

Vous ne trouverez ici que les réflexions de mes moments d'anachorétisme. En d'autres mots (faudrait quand même pas devoir chercher un dico à chaque fois que je parle), je fais ici part de mes réflexions sur le monde en général, de manière ludique ou plus réfléchie selon les fois et mes humeurs.

Je n'ai aucunement la prétention de dire que ceci a la moindre valeur. Dans la plupart des sujets, je ne fais qu'exposer les questionnements qui me traversent.
J'entame un début de réponse, qui est plus une piste de réflexion qu'une vérité vraie, vérité absolue.

Bonne lecture.

Widget


PS : je vais essayer de mettre en place un pseudo sommaire pour mieux se repérer dans tout ce truc ...
# Posté le dimanche 14 décembre 2008 12:19